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Entrecôtes

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J'aime Paris. J'aime Paris les soirs d'anniversaire. Paris l'outrancière. J'aime Paris ville chaude. Ville froide. J'aime Paris bras dessus-dessous. Paris la Ville. Celle qui crie, Et qui fait jouir. J'aime Paris sous les copains. Les faims du matin. Les fins. J'aime Paris Bourgogne. Au tanin qui tâche. Qui racle. Paris qui extirpe les pensées. Celles tout au bout. J'aime Paris des regards. Furtifs et fantasmés. Aux sourires passagers. Aux mots irresponsables. J'aime Paris paire de fesses. De celles qu'on lorgne discret. Paris déshabillée. Aux mains volages et faciles. Sans façons. Paris divers-cités. Des amateurs sans gluten. Et des kebabs en cours de rame. Chacun à soi. Paris ma ville surprise. Ma ville mystère. Où j'erre charmante. Amante anonyme. Petit cœur en bataille. Paris ma Liberté. Garante de mon œuvre. De ma petite Vie grande. Mienne et unique. Ma ville aux milles espoirs. Qu...

TGV Yaoundé

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Il y a des doutes à lever. Des hésitations à zapper. Des risques à prendre. Comme ce matin tôt. Très tôt. Chercher un taxi, Choisir le premier, Celui d'où la musique crie. Musique d'Afrique. Forte, évidemment. Ce moment où la tête dit : "Arf, pas aujourd'hui". Y aller quand même. Et refaire le Monde. Cette Afrique paradoxale. Violente et superbe. Enkystée. "C'était mieux au temps des colonies ma sœur !". Nostalgique. Je repense à ma rue ce matin, Au cœur brisé du musicien, Qui se réchauffe ailleurs. Est-ce seulement l'Afrique ? La peur est-elle réservée ? Gare de Lyon. Mon ami express me salue. Poignée de main. Fraternelle et sincère. Et comme la chanteuse le conseille, Surtout "gardez ce soleil lumineux au fond de vous". Il ira quand même au Cameroun en octobre. Pour un mois. Je crois que parfois, Il y a des doutes à lever, Des hésitations à zapper, Des risques à prendre. Pour croiser ceux qui...

Gruff

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Je les préfère… Instables. Égratignés. Entiers. Hors du cadre. Avec aspérités. Qui refusent. Qui exigent. Ne suivent pas le mouvement. Les exigeants. De chaque secondes. Qui affrontent. Le regard social. Des Autres. Ces entités coincées. Ceux qui triquent. Libres. Et responsables. Ceux qui grattent. Gavés d’électricité. Aux ailes poilues. À la langue rugueuse. Lacérée. De toujours gueuler. Contre la routine. Qui jamais n’acceptent. Que la douleur a touchée. Sans pourtant détruire. Sensibles et labourés. Et que le Bonheur tente. Inlassables. Insatiables. A l'insomnie productive. Avec ou sans moi. Et dont le cœur chante. Chante. Chante. La routine à l’envers. Fouineurs. Même si ça fait mal. Qui jamais ne se résignent. Ceux que la Vie crève. Tchenk Off, le 11/07/2017

Jammin'

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J'aime. Les lendemains de samedi soirs. En ville. Et très tôt. Corps bosselé qui émerge. A l'escarre bitumeux. Qui sent bon le savon. Et la fin de clope. Quand toutes les âmes sont rentrées. Que mon trottoir est libre. Et mes sens clairs. Oui, toutes rescapées. De la veille remuée. Par la vie, les amours. Et que la musique a donné. Plus intense qu'un discours. Mes petits pas compléments. Sur l'avenue qui transpire. De tous ces pas précédents. De jouissance, de plaisirs. J'aime. Les lendemains de samedi soirs. En ville. Et très tôt. Confidence d'amie mûre. Entre deux impasses. Comme si du cœur technique. Cicatrisait une plainte. Et que malgré les confettis amers, Elle rugissait encore.  La gueule grande ouverte. Juste pour souffler la fin. La fin des corps qui se cherchent. De l'indifférence feinte. Celle des culs de secours. Et des caresses crues. J'aime. Les lendemains de samedi soirs. En ville....

Terminus

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Gallieni. Les docks. Plutôt glauques. Cheap way of life. Des putes de circonstances. Sans le vouloir. Aux feinteurs sans papiers. Amis temporaires. Une princesse rose qui réjouit d'un "bonjour". Toutes ces âmes qui errent. Dans le souterrain De l'attente. Du bus au temps double. Et puis moi. Âme n°8633... Tchenk Off, le 24/05/2017.

Aperçus

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Tapiné à la suie. Toi l'homme seul. Au hasard rencontré. Dans ton labyrinthe. Celui qui boîte. Catatonique. Qui insulte, Et me crache son mépris. Pourtant j'ai levé les yeux. Ces rampants du décor. Des types. Au déshonneur indifférent. A l'humiliation commune. Petites ombres du métro. Âmes en vacation. Errants du wagon, Et du wagon suivant. Traînés par la vie. Emportés du cynisme. Celui qui change les bancs, Et qui t'empêche de dormir. Mygales des couloirs. Nos deux regards croisés. Ni ennemis, ni amis. Et en nous survivante, Une pièce d'Humanité. Qui, envers ou malgré, Me chuchote que nous sommes frères. Tchenk Off, le 09/05/2017. Par vitres interposées. En inconnus. Nous nous sommes sourit. Instant parfait. Tchenk Off, le 12/05/2017.

Sailormoon

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Le feu sur la Lune. A petits pas feutrés. Dans Ta lumière branchée. La vanité des choses. Comme une phrase en allemand. Toi et Moi. Bien sûrs, les deux amants. Et pour visu, l'horizon. J'ai envie de cancaner. De groover mon cul jusqu'à cette dernière heure. Que la nuit m'appartienne. Puis le jour, après. L'aurore sous ton nom. Encore Toi, encore Moi. Et nos ombres esseulées. L'éternelle évidence. Ces secondes chaque fois nouvelles. La vie dans chacune d'elles. Je v(o)eux mes alvéoles pétées. Le déploiement des ailes. Et mes joues rosies du tanin. Les bulles, l'appétit. Mon sourire que j'aime si bien. Mes bras qui seuls savent. Mon cœur à percussions. C'est ma rythmique, mon tempo. Le rebond de la tension. Toujours là, au ventre. Micha sous ma peau. Qui palpite et qui pique. Qui me rappelle l'intuition. Toujours plus fort, plus vite. L'émotion crue. Pleine de sexe avide. Cette pyramide des sens. O...