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Affichage des articles du mars, 2020

Nat'

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Tu vois Maman. Aujourd'hui, c'est le printemps. Date du renouveau. 21 mars. Un peu trop tôt. J'ai mis du temps. A comprendre le paradoxe. Mon cœur comprimé. Au retour des beaux jours. Mais non, tu ne vois pas Maman. Qu'aujourd'hui, les fleurs renaissent. Que la lumière chauffe. Que les oiseaux séduisent. Alors que moi je sais, Maman. Cette nostalgie qui s'installe. Petite tristesse en toile de fond. Qui contrarie ma sève. Qui limite le complet désir. S'il fallait trouver des symboles. Des raisons ou des ponts. On ne saurait faire mieux. Printemps après hiver. Nouveau deuil, nouveaux cieux. Après tout, c'est pas mal Maman. Ça m'impose une digestion. Un retour contrarié. Un bilan d'émotions. Pour en faire des bouquets. Parce que l'élan est là, tu vois. Parfois menu. Parfois charnu. Paisible et prêt à tout. A bondir pour toujours. Parce que l'espace libéré. Dépouillé du souvenir. Lavé et recousu. Il est ancré, tu vois. Auto-cadeau. Incarné e

L4 - L5 - S1

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C'est dommage, mais je déteste ça. Cette douleur vorace. Salope qui me tire les entrailles. Qui me plie, qui me brûle. Du fond des os. Que je voudrais arracher. Hacher. Y foutre ma main et l'exploser. La dissoudre. Je la déteste. Elle qui m’alite. Comme un nourrisson. Qui me fait gueuler ma mère qui ne viendra pas. A pleurer les coups d'aiguilles. A vouloir mourir. A me faire peur d'y rester. Cette moelle qui ne tient pas. Qui m'infirme. Qui refuse de me soutenir. Je la hais cette douleur-là. Qui me fait impuissante. Insuffisante. Qui me plante. Qui m'oblige. A n'être que sensation. Que peine. Entière solitude. Sans sommeil. Corps en guerre. Âme à terre. Je déteste ça. Qu'elle réveille mon désespoir. Tchenk Off, le 04/03/2020.