Articles

Sorginak

Image
Petit pois. Tout petit. Sous mes côtes, Glissé. Devenu caillou, Pierre qui grouille. Au fond de moi. Ces graviers Qui hurlent. A couvert d'ouate Et de sirop graveleux. Trop gluant. Trop puant. D'un visqueux oppressant. Liberticide. Sous la brume du cœur. J'ai plongé. Dans l'âme maîtresse. En apnée. J'ai soulevé la plume, Remué sous les spasmes, J'ai exploré en corps, Pour qu'elle chante La merle moque heure. La perle sans temps. Et qu'émerge le monde. De ces braises ranimées. De sous la boue. Mon alter éclose. Scarabée dorée. Coccinelle immense. Femme puissante. Femme ivresse. Haletante. Femme traîtresse. Lance flamme. Femme haine. Ogresse (re)naissante. Femme bandante. Adieu le pois. Femme hurleuse, Insatiable. Affamée et prête. Femme libre. Vois comme elle se déploit. La femme louve. Alors écoute bien. Car c'est l'appel du ventre. Du torrent intérieur. Bouillant. Inattaquable. ...

Nat'

Image
Tu vois Maman. Aujourd'hui, c'est le printemps. Date du renouveau. 21 mars. Un peu trop tôt. J'ai mis du temps. A comprendre le paradoxe. Mon cœur comprimé. Au retour des beaux jours. Mais non, tu ne vois pas Maman. Qu'aujourd'hui, les fleurs renaissent. Que la lumière chauffe. Que les oiseaux séduisent. Alors que moi je sais, Maman. Cette nostalgie qui s'installe. Petite tristesse en toile de fond. Qui contrarie ma sève. Qui limite le complet désir. S'il fallait trouver des symboles. Des raisons ou des ponts. On ne saurait faire mieux. Printemps après hiver. Nouveau deuil, nouveaux cieux. Après tout, c'est pas mal Maman. Ça m'impose une digestion. Un retour contrarié. Un bilan d'émotions. Pour en faire des bouquets. Parce que l'élan est là, tu vois. Parfois menu. Parfois charnu. Paisible et prêt à tout. A bondir pour toujours. Parce que l'espace libéré. Dépouillé du souvenir. Lavé et recousu. Il est ancré, tu vois. Auto-cadeau. Incarné e...

L4 - L5 - S1

Image
C'est dommage, mais je déteste ça. Cette douleur vorace. Salope qui me tire les entrailles. Qui me plie, qui me brûle. Du fond des os. Que je voudrais arracher. Hacher. Y foutre ma main et l'exploser. La dissoudre. Je la déteste. Elle qui m’alite. Comme un nourrisson. Qui me fait gueuler ma mère qui ne viendra pas. A pleurer les coups d'aiguilles. A vouloir mourir. A me faire peur d'y rester. Cette moelle qui ne tient pas. Qui m'infirme. Qui refuse de me soutenir. Je la hais cette douleur-là. Qui me fait impuissante. Insuffisante. Qui me plante. Qui m'oblige. A n'être que sensation. Que peine. Entière solitude. Sans sommeil. Corps en guerre. Âme à terre. Je déteste ça. Qu'elle réveille mon désespoir. Tchenk Off, le 04/03/2020.  

L'Appétit

Image
Lente âme. La femme. Elle s'entame, S’affame. Ne pas s'y fier. Pas si lasse. Ni si crasse. A pacifier. En fierté. Fait aller. Fait lâcher. Et si Elle est ? Elle est où ? Tout. Partout. Et si tout part ? Une être à parts. Mais qui part doux ? La fame. Le game. Joi(e)seusetés. Sans tamis. Sent l'Amie ! Sans orgueil. Avec fatal. Qui traverse. C'est maintenant. Sans entailles. C'est dedans. Le saisir. L'élargir. Sans mélasse. Le désir. Grimace en sieste. Pomponnée. Alerte. Toi ! Ma recluse Bien-Aimée. Ma dalle impérieuse. Reste. Je T'en prie. Reste. Tchenk Off, le 18/02/2020.

Kamadeva

Image
Je ne parle jamais des âmes dont je tombe amoureuse. Ce cadeau d'évidence. Simplicité d'une rencontre. De celles qui font chanter le cœur. Qui mettent un blâme au temps. Dont on espère jamais la fin. Celles qui me brûlent. Celles qui m'emmènent. Avec qui les ailes sont apportées. Qui autorisent. Qui émeuvent. Je ne parle jamais des âmes dont je tombe amoureuse. Dont j'ai peur qu'elles n'existent. Alors je les cache. Ou les manque. Sans rancard ainsi sans fin. Ces âmes qui bouillonnent. Qui (se) cherchent longuement. Avec qui je me sens importante. Parce qu'elles me le sont autant. Je ne parle pas assez de ces amours-là. Trop timides. Trop prudentes. Trésor pas si accessible. Perles des abysses profondes. Aux clefs bien singulières. Elles me surprennent ces âmes-là. Sans prévenir, comme un orage. Foudres passionnantes. Dont l'empreinte demeure. Et qui ôte à la solitude. Précieuses âmes-mi. A cueillir à plus faim. Ivraie à goûter. Elles sont belles ces â...

Fady free

Image
Ce sont des soirs, Où la musique décide tout. Petits cailloux à suivre. Élévation à vif. Tu sais, ces soirs là. Où je chante juste. Et que j'ai le droit. La ligne. Le zigzag. C'est le collectif intérieur Qui frappe. Qui baffe. Par ma danse. Avec ma rage. Ce sont des soirs De solitude amie. Traversée par le rythme. En jambes libres. Où mes pas sont fous. Quand my heart bit in. Dans cette jungle qu'est Moi. Où je me comprends. Ces soirs de perfection. Ces soirs purs. Ce sont des soirs de consistance. Où le factice est rendu drôle. Quand ma course devient chemin. Et que je guide la randonnée. Sans apnée. Chorégraphie de fée. Épaisse sous l'absolu. En veine. Ces soirs où je dessine des moutons. Au désir bleu. Aux cellules précipitées. Que je suis en place. Et que le sang circule. Jusque dans mes ongles. Ce sont des soirs pleins. Sans compromis. Satisfaits et ronds. Aux arcades mousseuses. Au goût de guimauve. Déesse en mo...

Haizea

Image
C'est là. Délicat. Je ne m'y attarde pas assez. La brise sur ma peau. Qui enveloppe. La plante de mes pieds. Douce au sable. Caressante. Et la mer qui tangue. Bruine. Chuinte. Rythme. Ces petits creux tracés avec la main. Quand je suis allongée. Après le sel. Disponible. Sans coquille. Elle vient de loin parfois. La symphonie. Avec rayons. A quatre genoux. Encore le vent. Encore la mer. En grains de beauté. Chapelet sur seins. Poucets iodés. Quand l'épiderme se dresse. Électrique. Au garde à vous. Ou gare à toi. Au nez. Sentir mon odeur. L'aimer. L'apprivoiser. Musc personnel. Tu es belle. Et sensuelle. Mots magiques. Trop longtemps interdits. Je vous transpire. Enfin. L'ère nous y ramène. Puissantes. Et femmes. On aime. On est aimées. Chaque seconde, s'affranchir. Je suis là. Je décide. Je danse. Je vie. Parce ça existe. Non négociable. Toujours belle. Et sensuelle. Tchenk Off, le 2...