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Etats d'âme

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I. 5h30 du matin. Barre de maintien du RER. Agitation circulaire et répétitive d'un fou hurlant. A quel moment les neurones se sont-ils touchés ? Quand le cerveau a-t-il fait le choix du délire ? Quelle peur déclencheuse et fixatrice ? Pour fuir quelle douleur ? Solution à la réalité. Tchenk, 13/02/2015. II. Wagon hétéroclite. Intrusion de quatre individus. Allumés. Un plus que les autres. Féroce. C'est le plus beau et le plus noir d'entre eux. Quatre boys qui modifient éclectiquement l'ambiance entrante. Le temps de trois stations. Yeux inquiets. Sourires de façades. Espoir de la courte durée. Est-ce que cela peut tourner ? Ils vont fêter. Fêter l'adolorescence. Oublier le mal. Cerner le tocard. Descente à Bastille. Délivrance ? Tchenk, le 28/02/2015. III. Pintades. Grimées ou brutes. Aussi lourdes que l'atmosphère. Imposées.  Mais elles rient. Fortes dans leur bulle de possibles. Où...

Halte

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Liberté. Mot délivrant. Mot (re)liant. Pourquoi ce jour-réveil en certitudes contrariées ? Quand mon cœur a-t-il diminué sa rythmique ? Pourquoi hier Je T’aime et aujourd’hui un peu moins ? Ce juste un peu qui change tout. Et me bloque l’espoir du prolongement. Sentiment de vide. Puis complétude. Abreuvée de perception. Peau douloureuse aux sentir. Amoureuse à l’extra-perceptible. Nostalgie du Conte. Et ma tendresse éternelle. Cheminements (dé)croisés. Perpendiculaires désunies ? Comment se rater autant ? Et se trouver à temps ? Émancipation à soi. Rencontre exigible. Vital affrontement. Je ferme les yeux, sourie et deviens chamane. Aphorisme pour ma vie. Introniser le précepte. Mon guide au moi-même. Plus rien d’autre ne compte. Que ce renouveau de Soleil palpitant. Intraveineuse sensitive. Et qu’à mon horizon se joignent mes Parallèles. Pour une in(tra)dépendance immuable. Pour une ...

Les plaques

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Différences. L'officiellement actif de ma cervelle s'est toujours accordé là-dessus. Au moins. S'entendre pour en faire un chemin. Une philosophie. Une dope quotidienne. Une putain de crise de l'instant, où plus rien ne compte que la vie. Envers et avec tous. Partager. Un besoin tellurique de me sentir vibrer. Traits et sens s'osmosent. Rarement devinée et, pour l'heure, jamais comprise. Ca n'appartient qu'à moi, un peu lente. Eternelle encre partielle. Mais je m'exhorte des calligraphies avortées pour entretenir mon intensité. Elle a besoin de gueuler, c'est chimique. Pour gagner, toujours. Interroger. C'est comme ça. La courbe autonome, son cercle continu. Evidemment, y'en a pour moi. Atavisme (grand)maternel. J'ai puisé un fantôme hors d'une chronologie parallèle. Et après? Jetée d'acides et syntagmes tueuses. Les mots (maux), ça pique... et ça vous emmerde. Et puis la question de la question......

Poucet

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J'ai toujours été en étude. Toi, mon premier sujet. Indicateur de ma progression, de ma conception. Métronome de mes directions, on s'est longtemps incompris. Moi dans mon bocal, rempardée de ce qui me sécurisait. Autiste de l'affectivité. Je t'aime mais tu ne devais pas savoir. Pas si facilement. Puis cet appel là. T'as tout pété. Cette boule visqueuse au creux de mon estomac. Roulis quotidien qui me fait nauséeuse à (ta) vie. Cette hypothèque sur toi que tu m'as jeté à l'âme. Une arme au réveil massif. Ton corps et ton amant traîtres. C'est pourtant ce même jour que tu es (re)devenu maître. Date où tu m'as sauvée. Inversion des (d)rôles... Plus d'yeux d'aîné. Désormais contacts d'énergies. Équilibre rencontré. Et toujours cette boule au creux... On s'est aboutis chez nos jaunes. Riz et amitiés. Confidences sœur à frère. Connivence d'amour, deux grands couillons. Aujourd'hui, je...

Histoire de nez

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Mon nez à ses passions que mon coeur n'ignore. Matin frais, mue d'annonces exotiques. Tiaré jaune pâle derrière mon oreille. Collier pour demain. Herbe coupée à l'entame du soir... Citronnelle et escadrons de moustiques voraces. Odeur des jujubes... Je salive d'une bave douce amère... Mièvre pâte sur ma langue quémandeuse. Ah puis ce Trésôr... Que j'aime, que j'abhorre. Que je sens, que je ressens... Absent(e). Effluve infernale qui m'empêche d'oublier, gravée dans mon cerveau, associée à toi, à ces étapes... et qui tape. Roulis de marée et iode pleine d'écailles. Poumons offerts. Quand retourne-t-on pêcher au port Papa ? Je nourrirai le feu, tu seras mon astre, aussi fluorescent que tes appâts factices... On se construira une cabane rien qu'à nous, hantée de demi poissons... morts entamés. Armoire naphtaline, vêtements et égos dévorés. La mitasse (re)pue le trop plein de nylon. SPLASH ! Huile rance (ou en cours) de noix de coco. L...

Matous !

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En fait, j'aime pas les gens. Je veux dire, j'aime pas les gens « normaux ». Parce qu'être au milieu, c'est chiant. L'intensité m'oblige, je ne veux pas de nuance émotionnelle. Je veux de l'entier, du brut(e)... glacial, brûlant. Parce tiède c'est pas vivant ! Un peu comme les vieux briscards. Je me les appelle ainsi. Tu sais, ces petits garçons restés coincés quelque part à ruminer une dernière chique... enfin la dernière du jour. Cachés sous des remparts de peau, de gras...de nostalgie et de souvenirs... Ces barons de la pétanque que je croise au rade du bas de chez moi. J'ai de la tendresse pour ces gaillards là. Oui, même quand ils lorgnent mes miches qui passent... parce qu'ils savent encore dire « Bonjour » avec... eux. Et honnêtement, qu'à cela ne tienne, je ferai probablement la même quand j'en aurai le temps ou l'âge... ou les deux. La fraîcheur d'un cul qui passe, ça fait encore se (res)sentir vivant. Ca rem...

Pygmalion

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Je (ne) vais (pas) bien, ne t'en fais pas. Ce sont les premiers pas de Grands. Ceux qui déséquilibrent. Ceux qui font mal plus profondément... Ceux qui rendent fort et fier. Intouchable au terme. "Je" est un autre. Pas tant. Plus temps. Aujourd'hui, je suis grand, aujourd'hui, on s'aime. On sème. Pygmalion. Piqué mon lion. Fauve un peu dans le noir. Le jour dans quelques heures, promis... Parce que tu la sue, la vie. Parce que tu dégueules de (re)sentiments, parce que ça se fait comme ça d'être vivant, touché, douté... Aimé. Vibrant être. Mon antre, ma caverne. Mon électron transmissible, ma (dé)charge positive. Ca me prend au grêle, ce putain de regard. Coeur palpitant de milles verbes à chanter, âme qui se lie au monde avec passion. C'est lourd à porter, mais c'est à garder comme on ordonne. Un mantra. Petit creux de paix... Tiens, le jour est là ! A deux, on le croque mieux. Toi et moi au son de nos râles chauds, orchest...