Articles

Mô

Image
Mémo. Mémo. Toujours des mots. Ces mêmes maux. Tous ces démons. Ces sans-abris du verbe. Les non-dits. Les sans noms. Les pansements sans peaux. On parle des savoir faire. Jamais des savoir dire. Et pourtant je dis. Et pourtant je crie. Memento mori.  Que j'ai besoin. Pour que ça existe. Que ça devienne vrai. Poser le réel. Son contour. Ça fait moins peur quand c'est palpable. C'est plus aimable. Parce que ça sauve. Des mots. Des mots. Toujours. Mes mots d'amour.  Comme amarrage. L'encre à la terre.  Pare-boue trompe-la-mort.  Mon feu.  Ma joie Mes mots dits.  Mes mots vie.  Céline BOITCHENKOFF, 1er décembre 2025.

Refuge

Image
30 juin. Etre émue.  Le soleil dans les arbres. Ses rayons qui se déposent. La poussière qui y danse. Comment puis-je être aussi légère ?  Toutes ces lourdeurs à délester. Ces peines à dé-détester. Laisser entrer l'Amour. Là où ça fait mal. Repenser à toi. Petit papi complexe. En ces temps étranges. Qu'aurait dit ta poésie ? Céline BOITCHENKOFF, le 01.07.2024

Scares

Image
Tatouée. Des traces. Indé. Débiles. Muettes et si pleines de bruit. Elles me racontent. Me hurlent. Chantent des notes justes. Fortissimo. Elles m'éclipsent aussi parfois. Quand j'ai besoin de masques. Que le vrai me fait peur. Jamais totalement nue. Là où j'ai oublié d'éprouver. Des lumières et des ombres.  Enragées.  Engageantes. Mes habits de peau.  Des amies de maux.  Mes cicatrices à moi.  Celles que je peux choisir. Mes traces actrices. Témoins de ma réappropriation. Céline BOITCHENKOFF, 22 février 2025.

Mires

Image
Petite poète,  Alouette,  Que vis tu donc sous la tommette ? Avec ta prose et tes rimettes, Tantôt muette, Tantôt girouette. J'aime ton joli rose pommettes, Tes maladresses et tes pirouettes, Douce comme une journée sous la couette,  Ou un bon plat de coquillettes.  Crois-tu qu'un jour le rire s'arrête ? Tous comme les chemins malhonnêtes ? Un jour peut être petite poète, Je t'offrirai une alouette, Pour te pousser la chansonnette,  Hymnes d'Amour plein tes mirettes,  Oui ça je le promets tout net. Céline B, le 10/11/2023 .

Brioche

Image
Ecrire l'être qui n'est pas encore. L'amour déjà préalable. Les battements de cœur assourdis. L'infiniment immense dans cet infiniment Petit. J'ai longtemps douté des vertus de l'inconnu. Cet après sans garanties, Sans certitudes, En suspend. Et voici que j'apprends, Et m'émeus, Du temps suivant, Du temps flottant. Nouvel apprentissage, Nouvel âge. De la vie qui s'incarne, Celle qui porte ton nom. Au fil des mois, La gratitude de te vivre, De t'éprouver, Te douter, Te sentir, Te chanter,  T'imaginer, T'écrire, Te dessiner, Et moi de m'arrondir. Celle de te parler, T'écouter, Te partager, De t'oublier, un peu, parfois. Et puis te revenir, Comme on revient à l'océan. Indéfectiblement. Cet inconnu à venir, Aujourd'hui je l'embrasse. Je l'aime et le caresse. Comme bientôt ta petite peau. Te nommer par mille noms, Te penser en mille couleurs, Mille parfums, Et mille questions. Jamais doute n'aura été si bon. Dev...

Les Faux Elfes

Image
Imaginer la vie des Autres. Des gens. Dans leur petit cadre à lumière. Ou leur carré sombre. Peut être pleurent-ils ? En silence, cachés. A l'abri des regards. Des yeux impudiques. Protégés et sans fard. Hurlent ils leur rage ?  Celle du ventre, qui fait mal. Y a t-il un espace,  Pour que se crache l'acide ? Imaginer la vie des Autres.  Ceux qui ne sont pas moi.   Dont je ne sais la famine. Dont je devine les fourmis. Ces alter-silhouettes,  Vieux miroirs,  Vieux démons, Ces ceux-là-qui-ne-sont.  Ici sans être là. Céline, le 08/06/2022 .

Pétales et ciel bleu

Image
On ne tire pas sur les fleurs pour qu'elles poussent. D'abord, j'ai sorti le nez.  Et puis j'ai ri. Puis pleuré. Et ri encore.  Ensuite, j'ai appris à me taire. D'un silence salutaire.  Un peu plombé.  Et très lourd. Non, on ne tire pas sur le fleurs pour qu'elles poussent. On les dorlote. On leur parle. On les chante. Alors, j'ai mis le silence en pause. J'ai rouvert les yeux.  Les oreilles. La peau.  J'ai goûté les vents. Et les odeurs.  J'ai encore pleuré. Des hurlements de larmes.  Reconsistance joyeuse. Oiseau enfin hors cage.  J'ai replanté mes racines. Et déployé les bras.  Jusqu'au ciel infini. Pour reprendre ma croissance.  A mon rythme. Chauffée par le soleil.  J'ai susurré aux autres fleurs de ne pas trop se presser. D'attendre la rencontre.  En semant des graines. Par millions.  Des graines d'amour. On ne coupe pas les fleurs pour qu'elles restent.  Je me suis laissée séduire parfois. Ça s...

L'heure rose

Image
Tu vois petite fille. Le rouge des familles. L'odeur de terre. C'est à chiper, Au fond de ton coffre, Comme un trésor. A sentir, A toucher. Ce vent qui t'enveloppe. L'air marin. Et puis ses mains. Caresses sur tes sens. En éveil, Et sans trêve. Tes petits pieds dans la boue. Et des baisers sur la joue. Scruter l'horizon. Les jours nouveaux. La perspective. L'Amour qui jaillit. Encore et encore. Gâteau illimité. Eté indien du cœur. Elle pousse, la fleur. Mausolée parfumé. Explosifs intérieurs. Des bombes. Des bombes, encore. De couleurs, de bonheur. Evident cadeau. Et puis tes bras. Ta peau. Ta chaleur. L'odeur de ton souffle. Comme cette terre humide. En renouvellement. Constante. Accueillante. Petit creux solide. Petit creux soleil. Fulgurant comme un arc-en-ciel, Furieux de moi. Tu appelles mon envie. Fais hurler ma joie. Ouvre mes appétits. Et je mute. Forte. Déterminée. Fabuleuse et toute rose. Tchenk Off, novembre 2020.

No filter

Image
130 km/h et un arc-en-ciel. Voilà ce qu'elle a dit. C'est simple. Suffisant. Exigeant. C'est la parole du cœur. Naturelle et puissante. Légitime. Le désir d'abord ! Elle refuse les compromis. Les mollesses. Les pièces perdues. Elle ne veut que du feu. Elle est lasse des eaux tièdes. Des "Demain, peut-être". Des réponses différées. Des émotions contenues. Elle n'a plus le temps pour les réservistes. Et leurs doutes d'estropiés. Il lui faut des torrents. Maintenant. Parce qu'elle est trop belle tu vois. Elle ne peut plus attendre. Parce que tout cet Amour explose. Et qu'il veut circuler. Se multiplier. En circuit ouvert. Spontané. Comme la vie. Alors demain, tu vois, C'est déjà trop loin. Demain, c'est peut-être mourir. Elle ne sait pas. Elle ne sait pas si ça chantera. Comme ça chante aujourd'hui. Elle a peur aussi. Que s'échappent toutes les bulles. Et leur violence de bonheur. Alors, on ne peut pas attendre demain, tu vois. Dem...

Mechtat'

Image
Dedans. Mes déserts. Mes cimetières. Mes non sens. En moi. La dynamique. Les appels d'air(e)s. Je flotte. Puis je chute. Au fond. Tout au fond. Voir les puits. Et puis... Y trouver des parfums. Des sirènes et des nains. Des lucioles abîmées. Mais debout. Dressées. Tous soldats. Tous en bas. Mes monstres du dessous. Je prescris leur retour. J'évite les collapses. La fissure inutile. Rafistole les vis. Puzzle du myocarde. Scotchés en hâte. Cachés dans la boîte. Ils tapent. Ils crient. Ils veulent que j'ouvre. Que je tourne la clé. Que cette serrure saute. Alors dehors ! Je perce. Fais mes paliers. Je délaisse l'apnée. Croise des gorilles. Des crapauds poilus. Eux aussi, recousus. De seconde main. Puis le couvercle s'allume. Sur les goules. Les fantômes et les troubles. Bonjour mes ogres. Mes loups assoiffés. Comme je vous ai puni. Si tôt. Si vite. Et tout est calme. En oasis. Ils dorment. Parce que je devais voir. Parler. Sentir. Poser ma plainte. Puis la chanter. Dém...

Mezzo Vive

Image
Des mots rôtis, Et des mots pâles, Des mots joufflus, Ou des mots lents.   Des mots alanguis, Des mots tordus. D'autres mots râlent, Petits mots-châle.   Des mots lourds, Des mots courts, Des mots puissants, Des mots de dents. Petits ponts, Petits lions, Petits poussins, Petits requins. Mes beaux maux. Mes mots d'oiseaux. Mes mots fiente. Petits gaillards, Mes mots tard. Petits mots tus, Mots poilus. Mots arrachés, Mots assoiffés, Crevés et fatigués. Tout mot, tout blanc. Petits mots tendres, Des mots d'amour, Des mots, toujours. Petits mots noirs, Et des mots dard. Des mots de rap, Puis des mots frappent. Des mots sûrs, Des mots robustes. Crachés. Jetés.  Des mots soleil, Et des mots ponts.   Mes mots aires, Mes mots amis, Mes mots permis. Petits mots rares, Sur mes maux trace. Des mots liesse.   Puis les grands mots. Des mots cadeaux, Puis des tout chaud. Sans crise, sans heurts, Des mots d'accueil, Sur mes cercueils. Tchenk Off, le 26/09/2020.

Misandres

Image
Pour une fois, c'est à nous. T'sais quoi, on est grossières. On parle de chattes. On dresse les seins. Et puis ça s'bouffe, les chattes. Les vulves, les mouflettes, les minous, les abricots, les chounes et les trésors. Sans rougir. Sans que ce soit trop. Juste autant que vous. C'est tout. Ou même plus. Et alors ? Fin des cadenas. On veut les honneurs. Sur chaque centimètres de peau. Des cadeaux ou rien. Du jus et de la joie. Tous crus.  Pour une fois, c'est à nous. Pour dix fois. Pour mille. Pour toujours. A l'infini. Forcément, on sera cruelles. Toi même tu sais. On a chaud. On a faim. Puis nous aussi, on bande. Et depuis trop longtemps. Mais t'inquiète, remets toi. Ensemble, on dansera. En vrai, on partage. Parce qu'on est belles, putain. Tchenk Off, le 30/08/2020. Photo @nana_france

Papyrus

Image
Dis-moi, est ce tu la racontes ? Ton histoire embusquée. Je me demande. Si les souvenirs te restent ? Si tu te dis aux autres ? Alors.  Je vous invente une vie. Toi et ta bande. A vos dos voûtés. A vos gueules cassées. Betty aime les couleurs. Avec son maillot du Brésil. Elle capte le soleil, Et les galets sous ses orteils. Elle te sollicite souvent. En rides espiègles. Alors, est-ce que parfois tu lui dis ? Ce que planque ton visage. Ce que fût ta vie. Est-ce que l'on se parle de ça,  Entre aînés esseulés ? Parce que moi j’aimerais savoir. Ce qui fût, ce qui fuit. Tes amours contrariées. Tes crevasses enfouis. Lire sur tes sillons. Sous ton visage parchemin. Quel Elvis sous cet âge ? Et ton jardin secret, Combien fait-il d’hectares ? Puis tu réveilles ma tendresse. Avec tes 3 pattes fébriles. Tes siestes ridicules. Et ta voix trop forte. Mais criais-tu déjà ? Homme de feu, Ou salaud ordinaire ? En as-tu mis des barrières ? Etaient-elles grandes les distances ? Pour que ton fi...

Météo

Image
Je ne suis pas cohérente. Pas tout à fait droite.   Un peu débordante.  Pas vraiment rangée.  Trop à côté.  Trop souvent.  A l'avoir frôlée.  Elle, inévitable.  C'est sa faute.  Si je ne dis pas non.  Si je veux chaque instant.  Parce qu'il y a l'orage aussi.  Et ton sourire.  Et le mien. Parce que ton odeur chante. Parce que c'est bon à prendre.  Et merveilleux à donner.   C'est tentant les lignes droites.  Toutes tracées.  Parallèles.  Sans remous.  Mais je ne sais pas faire.  Alors.  Si tu me respires.  Et que tu prends ma main.  Si c'est ton souffle sur mes reins.  Ton sel sur ma peau.  Que je sais que tu m'attends. A un tout petit endroit.  Juste un peu.  Que tu m'emmènes. Que tu m'enrobes.  Encore.  Que tu me ramasses parfois. Sans conditions.  Et que c'est sans foi oui.  Alors.  Je les lâche les balises.  ...

In vivo

Image
J'aime mes colères sans fin. Mes salves ravageuses. De chatouilles brûlantes. De poison vigoureux. J'aime mon désir brutal. Qui bouscule mon corps. Violent et sans complexe.  Chance électrique. Ou tout est un possible.  Insatiable appétit.  Mon ami ancestral.  Imprévisible.  Si dangereux. Je t'aime aussi.  Saurais-je un jour ?  Tous, vous raisonner.  Tous, vous épancher.  Vous trouverais-je repus ? Je ne cherche pas l'oasis.  Pas l'éphémère.  Je veux le sable ami.  Inonder la terre. Mon Âme fertile. Mon Âme gourmande. Qui mange.  Mange. Dévore.  Et croque encore.  Qui s'abreuve.  Qui gloutonne.  A ne plus rater aucun miel.  Petite désir-colère.  Devenu ogresse. Ponctionneuse de vie.  D'amer.  D'amour. De sexe et de chaleur.  Avide de peau à peau.  De sentir tout ce tout. Pour éclairer encore.  Ne plus regretter.  Pour la cheminer.  Et la vivre....

Sorginak

Image
Petit pois. Tout petit. Sous mes côtes, Glissé. Devenu caillou, Pierre qui grouille. Au fond de moi. Ces graviers Qui hurlent. A couvert d'ouate Et de sirop graveleux. Trop gluant. Trop puant. D'un visqueux oppressant. Liberticide. Sous la brume du cœur. J'ai plongé. Dans l'âme maîtresse. En apnée. J'ai soulevé la plume, Remué sous les spasmes, J'ai exploré en corps, Pour qu'elle chante La merle moque heure. La perle sans temps. Et qu'émerge le monde. De ces braises ranimées. De sous la boue. Mon alter éclose. Scarabée dorée. Coccinelle immense. Femme puissante. Femme ivresse. Haletante. Femme traîtresse. Lance flamme. Femme haine. Ogresse (re)naissante. Femme bandante. Adieu le pois. Femme hurleuse, Insatiable. Affamée et prête. Femme libre. Vois comme elle se déploit. La femme louve. Alors écoute bien. Car c'est l'appel du ventre. Du torrent intérieur. Bouillant. Inattaquable. ...

Nat'

Image
Tu vois Maman. Aujourd'hui, c'est le printemps. Date du renouveau. 21 mars. Un peu trop tôt. J'ai mis du temps. A comprendre le paradoxe. Mon cœur comprimé. Au retour des beaux jours. Mais non, tu ne vois pas Maman. Qu'aujourd'hui, les fleurs renaissent. Que la lumière chauffe. Que les oiseaux séduisent. Alors que moi je sais, Maman. Cette nostalgie qui s'installe. Petite tristesse en toile de fond. Qui contrarie ma sève. Qui limite le complet désir. S'il fallait trouver des symboles. Des raisons ou des ponts. On ne saurait faire mieux. Printemps après hiver. Nouveau deuil, nouveaux cieux. Après tout, c'est pas mal Maman. Ça m'impose une digestion. Un retour contrarié. Un bilan d'émotions. Pour en faire des bouquets. Parce que l'élan est là, tu vois. Parfois menu. Parfois charnu. Paisible et prêt à tout. A bondir pour toujours. Parce que l'espace libéré. Dépouillé du souvenir. Lavé et recousu. Il est ancré, tu vois. Auto-cadeau. Incarné e...

L4 - L5 - S1

Image
C'est dommage, mais je déteste ça. Cette douleur vorace. Salope qui me tire les entrailles. Qui me plie, qui me brûle. Du fond des os. Que je voudrais arracher. Hacher. Y foutre ma main et l'exploser. La dissoudre. Je la déteste. Elle qui m’alite. Comme un nourrisson. Qui me fait gueuler ma mère qui ne viendra pas. A pleurer les coups d'aiguilles. A vouloir mourir. A me faire peur d'y rester. Cette moelle qui ne tient pas. Qui m'infirme. Qui refuse de me soutenir. Je la hais cette douleur-là. Qui me fait impuissante. Insuffisante. Qui me plante. Qui m'oblige. A n'être que sensation. Que peine. Entière solitude. Sans sommeil. Corps en guerre. Âme à terre. Je déteste ça. Qu'elle réveille mon désespoir. Tchenk Off, le 04/03/2020.  

L'Appétit

Image
Lente âme. La femme. Elle s'entame, S’affame. Ne pas s'y fier. Pas si lasse. Ni si crasse. A pacifier. En fierté. Fait aller. Fait lâcher. Et si Elle est ? Elle est où ? Tout. Partout. Et si tout part ? Une être à parts. Mais qui part doux ? La fame. Le game. Joi(e)seusetés. Sans tamis. Sent l'Amie ! Sans orgueil. Avec fatal. Qui traverse. C'est maintenant. Sans entailles. C'est dedans. Le saisir. L'élargir. Sans mélasse. Le désir. Grimace en sieste. Pomponnée. Alerte. Toi ! Ma recluse Bien-Aimée. Ma dalle impérieuse. Reste. Je T'en prie. Reste. Tchenk Off, le 18/02/2020.

Kamadeva

Image
Je ne parle jamais des âmes dont je tombe amoureuse. Ce cadeau d'évidence. Simplicité d'une rencontre. De celles qui font chanter le cœur. Qui mettent un blâme au temps. Dont on espère jamais la fin. Celles qui me brûlent. Celles qui m'emmènent. Avec qui les ailes sont apportées. Qui autorisent. Qui émeuvent. Je ne parle jamais des âmes dont je tombe amoureuse. Dont j'ai peur qu'elles n'existent. Alors je les cache. Ou les manque. Sans rancard ainsi sans fin. Ces âmes qui bouillonnent. Qui (se) cherchent longuement. Avec qui je me sens importante. Parce qu'elles me le sont autant. Je ne parle pas assez de ces amours-là. Trop timides. Trop prudentes. Trésor pas si accessible. Perles des abysses profondes. Aux clefs bien singulières. Elles me surprennent ces âmes-là. Sans prévenir, comme un orage. Foudres passionnantes. Dont l'empreinte demeure. Et qui ôte à la solitude. Précieuses âmes-mi. A cueillir à plus faim. Ivraie à goûter. Elles sont belles ces â...